FORUM POUR LA FRANCE - Pour le retour à l’Indépendance et à la Souveraineté de la France
Accueil du siteLes CommissionsImmigration
Dernière mise à jour :
vendredi 3 septembre 2010
Statistiques éditoriales :
704 Articles
54 Brèves
40 Sites Web
65 Auteurs

Statistiques des visites :
54 aujourd'hui
285 hier
122877 depuis le début
     

Google Groupes
Forum pour la France
Visiter ce groupe



Sur le Web
L’A.FR.AV
Fraternité, Solidarité, Coopération entre les francophones du monde entier.
Le nombre des immigrés est en croissance exponentielle.
La question de l’immigration en 2009, par Jack Pétroussenko
L’Union européenne est incapable d’endiguer ces flux migratoires.
vendredi 26 juin 2009
par Administrateur
popularité : 2%
La France est un pays ouvert à l’immigration. Maîtrise de l’immigration, intégration des immigrés légaux, lutte contre les clandestins sont les bases de la politique traditionnelle de la France. Approfondir cette politique, par des mesures concernant l’emploi, le logement des familles, et l’éducation des enfants ayant pour but l’intégration réelle est indispensable au maintien d’une paix sociale. Mais un pays doit rester indépendant, souverain, et maître de sa politique. Dans ces conditions l’immigration restera toujours bénéfique. Compléter cette politique par une politique adéquate de la famille, afin de sauvegarder l’identité française dans le monde changeant et chaotique où nous vivons est nécessaire pour redonner confiance aux Français, mais aussi aux étrangers, qui viendront y habiter.

L’immigration composée d’hommes de femmes et d’enfants, touche à toutes les questions de société, qui doivent être traitées dans le respect et la dignité des hommes, sans tomber dans un laxisme destructeur, ni des interdictions sauvages, et c’est en cela que la question est si difficile. Mais on sait que si les migrations sont mondiales, le peuple français s’est « dissout en un temps record » (Jean Eric Boulin. Supplément au roman national) en raison d’une absence de maîtrise des flux migratoires, et pour les migrants déjà installés en France par une insuffisance notoire de l’intégration. le contrat d’accueil et d’intégration n’est qu’une goutte d’eau dans un océan de laisser-faire qui dure depuis plus de trente cinq ans. Ou est la dignité des hommes dans un capharnaüm ? Aujourd’hui La Suisse a posé la question par référendum et vient de durcir sa position vis à vis des immigrés. Il en est de même de nombres de pays européens. Est-ce la solution ? S’il y a une recrudescence des problèmes sociétaux en France depuis quelques années, faut-il en accuser l’immigration, ou l’immigration en est elle seulement le révélateur ? Or il n’y a jamais eu chez nous débat sur l’immigration, ni référendum. Les lois Sarkozy 2003 et surtout 2006 (immigration choisie, compétences et talents) sont une transposition de directives européennes, et ne concernent que les immigrés légaux, non les illégaux. Or ce sont les immigrés illégaux qui posent un problème quantitatif. Le Haut Conseil à l’Intégration (HCI) entreprend une tache qui aurait du débuter il y a 25 ans. Pour les lois Sarkozy comme pour le HCI, on peut discuter et critiquer la démarche, au moins elle a le mérite d’exister. On peut même dire que le HCI a clarifié ses positions quant à l’identité nationale et qu’en 2009 la loi est mieux appliquée qu’en 2007.

L’immigration pose en France davantage de problèmes sociétaux aujourd’hui qu’hier pour cinq raisons principales :

Le nombre des immigrés, leur origine, l’Europe passoire, la mondialisation, et la panne d’intégration.

 1. Le nombre des immigrés est en croissance exponentielle.

Il y a trop d’entrées dont on ne peut pas mesurer les flux. Les chiffres des flux d’entrée de l’immigration légale qui reposent sur le recensement de 1999, de l’aveu même de l’INSEE, ont été sous-évalués, ce qui signifie qu’ils sont faux et certains disent même truqués. En outre il n’y a, à ce jour, aucun instrument pour contrôler les flux de sortie et donc à plus forte raison le solde migratoire qui est largement positif et non négatif comme on l’a fait dire aux chiffres. Mieux le recensement national n’existe plus depuis 2002. Il a été remplacé en France en 2005 par une méthode d’échantillonnage probabiliste dite méthode de Leslie Kish. Or, nous sommes les seuls en Europe à utiliser cette méthode, tout juste valable pour les pays du tiers-monde. Cette méthode ne permet aucun dénombrement pertinent des immigrés légaux, et encore moins des illégaux, dont la régularisation a posé à l’Union européenne un gros problème, grâce à l’inconscience de nos voisins européens. En 1 an ½ l’Italie et l’Espagne ont régularisé 1.250.000 immigrés clandestins qui se sont légalement dispersés dans toute l’Europe, et ont abouti en France pour beaucoup. Ces clandestins ne représentent pas tout le « stock » des illégaux (il y a ceux qui ne se cachent pas en attendant une régularisation, les sans-papiers) mais en sont la plus grande partie. Villepin disait que les illégaux en France étaient de 200.000 à 400.000 en 2004-2005, mais ce ne sont qu’estimations car, par définition, on ne peut pas les dénombrer. Le « stock », vivant aujourd’hui en France est plus vraisemblablement voisin de 1.000.000. Or si aucune mesure n’est possible des flux, ni des stocks d’immigrants, aucune maîtrise réelle ne sera possible. Mais la maîtrise est aussi une question d’effectifs de la Police et d’une meilleure répartition de ses tâches, surtout en période de débordement des flux. C’est aussi celle d’une application plus stricte de la loi et des moyens à donner à la Justice. Aujourd’hui les contrôles de police dans la rue, plus fréquents, constatent une forte présence d’illégaux. L’application de la loi n’est pas une injure, mais les expulsions ne sont pas tendres. Il ne faudrait pas en arriver là.

 2. L’origine des immigrés est connue.

Il y a en France selon les estimations de 4.000.000 à 10.000.000 d’immigrés ou de descendants dont la moitié est de tradition musulmane. Au recensement de 1999 on comptait 43,5% d’africains (de toutes origines) et 6,3 % de Turcs, c’est à dire 50 % de musulmans. Il y a dans cette population des difficultés de langue, des différences de compréhension, de coutumes, de religion, qui entraînent dans le pays d’accueil, une tendance au repli sur soi, au communautarisme. On s’accorde à penser que les faits de délinquance relèvent en majorité de ces populations. L’Islam, religion du livre, ne soulève pas de problème en soi mais seulement l’utilisation politique radicale et violente, qu’en font les islamistes et le prosélytisme exercé dans les milieux de jeunes et de moins jeunes africains (essentiellement des maghrébins). Pour ces populations, qui peuvent devenir radicales et violentes, l’intégration reste une priorité absolue. Il y a aussi les immigrés d’origine asiatique dont le nombre ne cesse d’augmenter. Pour l’opinion le problème préoccupant est à terme une altération d’identité de la France, source de conflits. La France traverse une crise de cet ordre, dont les immigrés n’en sont pas obligatoirement responsables mais peut-être seulement révélateurs.

 3. L’Union européenne est incapable d’endiguer ces flux migratoires.

Elle ne le souhaite pas. C’est une Europe passoire. Les frontières intérieures n’existant plus, l’Union fait appel aux nations périphériques pour surveiller ses frontières extérieures. On devrait d’ailleurs parler d’une France passoire sans frontières dans une Europe poreuse sans moyens. Ceux de l’agence européenne Frontex sont en effet insuffisants. Frontex aide seulement les états périphériques dans ces contrôles extérieurs. Les résultats ne sont guère encourageants. En outre la philosophie de l’Union en matière de repeuplement par les migrations (repeuplement passif par un remplissage massif), inspirée d’un rapport de l’ONU, comporte un danger de perte d’identité pour les Etats-nations. Endiguer ces flux dont l’Union est responsable, devient urgent en dénonçant les traités européens, en particulier les accords de Schengen, et en retrouvant notre indépendance nationale nos frontières et nos douaniers.

 4. Mais les flux migratoires sont mondiaux, ils ne concernent pas seulement la France.

C’est un des aspects de la Mondialisation, dont tous les pays « riches » subissent les conséquences. La mondialisation augmente les flux et a un rôle sur leur vitesse. Au point que la plupart des pays européens, paraissent dépassés et durcissent leur législation, tandis que les Etats-Unis construisent un mur et font « donner la troupe ». Est-ce cela qu’on souhaite ? L’arsenal des lois est bien suffisant, des accords de coopération (et non plus de réadmission) sont plutôt indispensables afin d’endiguer des flux autrefois flux sud-nord, qui sont devenus est-ouest et bientôt sud-sud. Pour cela seuls des Etats peuvent signer ces accords et non une entité éléphantesque (une économie-monde selon l’expression de F. Braudel) telle que l’Union européenne.

 5. La panne d’intégration actuelle est la faute des gouvernements successifs.

Depuis trente cinq ans ils ont manqué l’intégration des étrangers dans un pays d’assimilation traditionnelle (ou de «  Francisation ») comme la France, en ne fournissant pas les moyens de s’intégrer, un logement, un emploi, et une scolarité pour les enfants. Une intégration entraîne l’assimilation en deux ou trois générations. Or ce n’est pas le cas. Aujourd’hui on vient en France pour des mariages mixtes (parfois blancs) un regroupement familial, avec obtention des avantages sociaux. L’Europe attire les pauvres et la France particulièrement. Le parcours d’intégration est à reformer et à améliorer, car il, est actuellement insuffisant. Le HCI s’occupant surtout des formalités, le vrai parcours d’intégration est celui de l’école qui apprend aux enfants à devenir Français, de l’emploi qui permet aux adultes de vivre dignement dans la société, de la connaissance de la langue française qui permet aux arrivants de s’ouvrir aux autochtones, sans parler du rôle de l’armée qui apprenait un certain nombre de règles mais qui n’existe plus. Il faut souligner le rôle essentiel de médias comme la télévision qui s’invitent dans les chaumières, tels des « maîtres à penser » mais qui ne comprennent pas toujours leur responsabilité. L’intégration qui se fait aux frais des contribuables, doit donc être efficace. Mais pourquoi ne pas aussi responsabiliser les étrangers (ce n’est pas leur faire injure) et qu’ils prouvent leur désir de s’intégrer. Pourquoi un apprentissage de la langue française par exemple ne serait-il pas payé par l’immigrant qui veut devenir Français ? De nombreuses formules sont possibles, si l’immigré est sans ressources.

 6. En conclusion, on peut se poser d’autres questions, plus sensibles aujourd’hui, malgré l’effort du gouvernement.

Les français ont ils besoin d’une immigration ? La réponse est clairement non. Il n’y a pas de travail à donner. La France subit la crise mondiale, comme les autres pays, même si elle la supporte mieux que les autres. Par contre la pauvreté augmente et les flux d’entrée clandestins risquent encore d’augmenter la précarité des conditions d’existence.

La France a-t-elle besoin d’une immigration choisie ? De la même façon non plus ! Il y a suffisamment de gens hautement qualifiés en France, pour les emplois qui restent mais ces gens là s’en vont ailleurs. Quant aux emplois de base rappelons que l’Espagne réserve depuis peu ses emplois saisonniers aux ressortissants du pays, et provoque le chômage dans la population immigrée. Est-ce cela qu’on souhaite ?

L’immigration choisie empêche t’elle une immigration subie ? Non ! L’immigration subie est représentée par les immigrants illégaux en nombre considérable, et dont les reconduites aux frontières ou les expulsions sont insuffisantes, même si elles ont augmenté depuis Hortefeux et Besson. On ne peut pas se réjouir de ces expulsions. L’Europe passoire reste ce qu’elle est !

Les Français ont-ils envie d’une immigration ? Probablement non à cause de la crise mondiale d’abord, et de la crise identitaire ensuite. Les Français comprennent que si on ne fait rien la société française implosera dans trente ans.

Est-ce que l’immigration peut « régénérer » la France ? Non ! La France n’a pas besoin de vitamines. L’indice de fécondité à 2 (immigrés compris) est à peine plus bas que l’indice nécessaire au remplacement des générations qui est à 2,1. Il est même le deuxième en Europe derrière l’Irlande. La France n’implosera pas demain. Une politique de la natalité et de la famille adéquate devrait suffire à relever encore cet indice, et (qui sait ?) créer de la croissance. Faire naitre des cerveaux est aussi un moyen de provoquer de la croissance. De Gaulle disait que c’était un devoir sacré !

Il y a enfin une question fondamentale à poser à la République. La France veut elle continuer à jouer son rôle dans le monde, en gardant son modèle de société unitaire, cohérente par son passé et son Histoire, par son patrimoine commun, afin qu’on la reconnaisse et qu’on l’écoute, ou devenir une société multiculturelle comme les Etats-Unis, modèle d’une puissance économique et militaire, où l’Homme est un consommateur ? La situation est préoccupante.

Aujourd’hui ce qu’on peut appeler la classe dominante, ne voit pas la société française autrement que multiculturelle ! Les hommes politiques, les médias ne la présentent pas autrement que métissée.

Si nous devons accepter cette société multiculturelle comme définitivement installée et irréversible, alors qu’elle est seulement en train d’arriver en France, que deviendront nos principes républicains ? Liberté d’opinion de pensée et d’expression, liberté religieuse ? Le principe de laïcité et la loi de 1905 ? Egalité de tous les citoyens devant la loi, égalité des femmes et des hommes ? Fraternité et solidarité entre tous les Français ? Tous principes contraires aux différents communautarismes auxquels se soumet une société multiculturelle, et se heurte la France ? L’immigration, l’intégration non maîtrisées nous entraînent sur cette pente.

A quelque chose malheur est bon. Avec la crise on a pu assister à un début de «  retour des Etats-nations ». Encore faut-il se défaire du carcan européen, et revenir définitivement à l’indépendance des Etats. Si nous ne commençons pas par nous défaire de cette Union européenne telle qu’elle existe, ouverte à tous les vents de la mondialisation, de l’ultralibéralisme, de la concurrence sans entraves, du mondialisme (différent de la mondialisation qui en est seulement le vecteur) qui ne voient dans l’Homme qu’un consommateur, nous glissons sur la mauvaise pente. Le traité de Lisbonne s’il entre en vigueur, va entrainer un transfert de compétence sur l’immigration en faveur de la Commission. Nous serons pieds et poings liés. D’une façon générale, en se référant à l’humanisme, de tradition française depuis Montaigne, si nous ne mettons pas l’Homme au centre de nos préoccupations politiques, nous ne pourrons pas résoudre les problèmes posés par l’immigration, pas plus que d’autres sources de conflits futurs. Il est à craindre alors que le pire soit devant nous.

 

Répondre à cet article

Images jointes à cet article :
  • Taille : 139 par 119
  • Poids : 3.9 ko
  • Format : JPG