Tous, où pratiquement tous, se sont trompés. Prenons le PIB, rappelons nous il y a encore quelques semaines : la croissance devait dépasser les 2,5%, pour ensuite approcher les 2,5, puis les 2, qu’elle pourrait être en dessous de 2, c’est maintenant une fourchette entre 0,2, et - 0,5%, la fameuse croissance négative. Si cette fourchette se révélait bonne, se serait un moindre mal car si 371 000 emplois annoncés toujours par nos experts sont détruits les -1% seront largement dépassés, à cause d’une consommation en baisse, qui amplifiera l’effet du aux grosses commandes (Avions – TGV) qui ont plutôt tendance à se décommander.
Les experts et le gouvernement annoncent un taux de croissance de 2%, pour l’année 2010 . Qu’ils se taisent, nous ne progresserons jamais assez en 2009, pour obtenir ce taux de croissance en 2010, Tentons d’abord de sortir de cette croissance négative avant d’évoquer une croissance réelle, et fortifions la capacité de nos entreprises. Il y a 10 ans l’ouvrier français était le second ouvrier productif au monde, derrière l’ouvrier Japonais, retrouvons cette place, qui annule l’effet des coûts salariaux tels qu’ils sont indiqués par nos experts qui calculent toujours ce qui coûte une heure de travail, alors qu’ils devraient prendre en compte le coût de ce qui est produit en l’espace d’une heure, ce qui n’est pas la même chose.
Pourquoi les experts se trompent-ils ? Parce qu’ils sont tous des adeptes du libre marché et que le libre échange est une tromperie organisée.
Leur mondialisme se résume aux Etats-Unis et aucun d’eux n’a envisagé sérieusement les avancées de la prochaine plus grande puissance économique mondiale, la Chine, qui est tout, sauf libérale et qui s’opposera donc idéologiquement aux américains.
Mais plus grave, ils n’ont JAMAIS accepté, ni intégré le fait que la Chine sera dans quelques années la première puissance économique mondiale.
Il est important de découvrir le dossier du Forum pour la France sur le sujet. Il se trouve ici. La Chine qui est devenue deuxième puissance économique mondiale, sans que personne ne l’annonce officiellement. Elle pèse énormément dans l’activité économique mondiale, car contrairement à beaucoup d’autres grandes puissances, elle fabrique et lorsque vous avez cette production mondiale assise sur des méthodes absolument contraires aux nôtres, dans le social, le sanitaire, l’environnemental, l’économie, la finance, nous devrions savoir :
- 1) s’il faut les combattre
- 2) s’il faut s’y adapter.
Tant qu’aucune décision n’aura été prise, personne ne pourra prédire ce qui se passera demain.
Qui connaît exactement la croissance chinoise ? Certainement 14 ou de 15% en 2007 et elle frôlera encore ces pourcentages en 2008.
Une croissance de 15% (parce qu’il faut déjà inclure Hong Kong et Macao, ensuite donner les bons chiffres alors que nous savons qu’ils sont tous minorés) si elle chute et elle va chuter en 2009, cela c’est certain, quel sera l’impact de cette baisse sur le monde ? aucun expert n’en a parlé.
Pour les USA, une catastrophe, ils vendront moins, mais surtout, les Chinois ne pourront plus acheter leurs bons du trésor qui financent une partie de leurs déficits. UE pas bon non plus, la Chine a tout copié, elle va produire pour son propre compte et faire baisser les prix de façon à ce que ses productions ne puissent résister.
En France, personne ne le sait, lors de tout achat, si vous regardez l’étiquette, tout est fabriqué en Chine même aux USA les rideaux français.
Que seront pour nous, français, les effets de la crise économique ?
Graves, très graves, peut-être moins importants que chez nos voisins, mais les traités et accords qui nous lient, nous entraînent dans leur naufrage.
L’activité qui rythme l’économie nationale, c’est l’immobilier ; quand le bâtiment va tout va or les ventes de logements neufs ont chuté de 44% au troisième trimestre (sur 12 mois) et nous pouvons nous attendre à une situation encore plus difficile en 2009.Bâtiment, secteur automobile, industrie et ensuite le commerce.
Consommation : en France elle tient encore doucement, la question qui se pose, doit-on la relancer ? Attention de ne pas tomber dans le piège de la relance par la demande, c’est celle de l’offre qui créée à terme la demande qui doit être privilégiée Rappelons nous la relance par une demande artificielle en 74 – 76 , ou nos « élites » ont même taxé l’investissement, ce dont nous payons encore les néfastes effets, les compagnies étrangères qui investissaient, chez elles, dans leur outil de travail, bénéficiant des détaxes normales, se sont retrouvées en quelques mois plus performantes que nos sociétés, elles ont enlevé tous les marchés.
Rappelons nous la demande artificielle de 81-83 : l’augmentation de 25% de certains minima sociaux a donné ce que cela devait donner, nos sociétés n’ont pu répondre à la demande, et les compagnies étrangères sont venues vendre leurs productions et se sont installées chez nous.
Offre d’abord , basée sur l’innovation et la recherche de ce que veulent les gens.
Tous les moteurs de l’économie sont en panne et partout ou presque dans le monde ATTENTION DANGER, la concurrence se fera par des dévaluation compétitives qui vont reprendre de plus belle.
Nous ne pourrons pas lutter longtemps contre des prêts à taux zéro. La BCE doit encore baisser les siens.
Quand va t-on arrêter de lutter contre une inflation qui n’existe pas ?
Celle prévue, toujours par nos experts pour 2009 serait de 0,3% , ce n’est pas de l’inflation 0,3%, mais de la déflation qui ne dit pas son nom, et c’est justement la déflation qui représente le principal danger. Elle guette certains pays, ce qui est pour nous le plus terrible, car elle provient de baisses les prix insupportables, (pétrole 147 et 34 dollars le baril en 6 mois, comme établir des prévisions, comment investir, comment payer les salaires et les charges ? Et cela ce répercute dans tous les secteurs)
L’investissement a déjà énormément baissé : de +7,3% en 2007 ; il est de 1,8% et selon les experts à -3,6% pour 2009
Alors aider les banques et les grandes entreprises, c’est peut-être pas mal, MAIS elles ficheront le camp dés que les choses seront rentrées dans l’ordre avec l’argent. Qu’il soit le notre ou qu’il soit garanti par l’Etat, il ne peut exister deux fois et son départ nous gène, car il empèche tout investissement.
Le tissu économique de la France, c’est la PME et la micro entreprise , c’est là qu’il faut intervenir, c’est là qu’il faut aider les PMD pour qu’elles grossissent, qu’elles produisent et pour qu’elles puissent, elles aussi, exporter.
L’opposition qui attaque le manque de soutien à la demande des ménages se trompe. Pour l’instant (c’est la fin) la consommation n’est pas tombée(+0,4%) et l’augmentation de la consommation favoriserait les productions étrangères, ce que nous ne pouvons plus supporter .
Comment faire avec un déficit public, un déficit du budget et aussi un déficit de notre balances des paiements, il faut pour le moins, annuler un déficit et il seul possible est celui des échanges avec l’étranger. SI NOUS CONTINUONS A VIVRE NOUS AUSSI SUR LE DOS DES AUTRES, NOUS FINIRONS PAR disparaître , DANS UN ENSEMBLE REGIONAL Il faut le faire savoir, la consommation de produits nationaux, sert la production nationale, la consommation de produits étrangers détruit nos emplois. C’est pourtant simple. IL FAUT ASSURER POUR LE MOINS 80% DE NOTRE CONSOMMATION PAR UNE PRODUCTION NATIONALE.
Reste à privilégier l’investissement créateur d’emplois et de richesses. Les crédits proposés par les pouvoirs publics doivent être mis de suite à disposition.
La décision prise, d’entamer dès à présent à Saint-Nazaire, la construction d’un navire pour la marine et qui était programmée pour plus tard, est une excellente chose . Il faut aller plus loin il faut anticiper
Si une aide doit être apportée, c’est aux plus pauvres : 85% de ce que l’on accorde aux défavorisés va de suite dans la consommation.
Pour le reste de la population, il faut attendre, mais il faut expliquer pourquoi ; Nous nous sommes débarrassés d’une partie de notre savoir faire, il faut le reconstruire, pour produire, créer de la richesse et alors là et seulement là, si l’Etat a retrouvé quelques pouvoirs, il répartira les richesses créées.
La baisse des intérêts des livrets A à 2% est une mauvaise affaire sur le plan psychologique : il faut doubler le plafond des dépôts et laisser au moins 3% d’intérêts. C’est vrai que l’inflation recule et que 4% en période d’inflation rapportent moins que 2% en période de non inflation, mais il faut ramener de la confiance et la date de cette annonce n’est pas bonne.
La prime à la casse de 1000 euros est une bonne chose, dommage que l’on ne puisse pas, les traités internationaux nous y contraignent, offrir cette prime uniquement à ceux qui achètent français et fabriqués en France.
La prime à l’embauche OUI, mais pour embaucher il faut des commandes – Donc plutôt une aide à l’investissement. Il est quand même difficile de comprendre qu’un patron embauche un salarié parce qu’une prime est à la clé. On embauche pour exécuter des commandes, aucun patron ne refusera de commandes, donc un patron qui a du travail à réaliser embauche prime ou pas.
Quel est notre problème les prix bas payés aux producteurs et énormément gonflés sur les étals des grandes surfaces ou ailleurs.
Incroyable mais vrai, le pétrole a baissé de prés de 5 fois par rapport à son prix de juillet, le fuel pour le chauffage de combien de presque rien, qui se moque de qui ?
Juste une petite idée, un pétrole à 34 dollars, voilà une superbe occasion de s’endetter un peu, 10 milliards placés dans le pétrole aujourd’hui, c’est minimum 10 milliards de gagner en très peu de temps, car le prix du brut remontera à 60 où 65 dollars le baril d’ici peu. Alors même en empruntant à 3% l’Etat serait largement gagnant et nous donc.
ON L’A RETROUVE.
Jean-Pierre Jouyet est devenu président de l’AMF(autorité des marchés financiers) il a réussi en quelques heures à inquiéter les épargnants français et toute notre gestion collective( en annonçant que certaines SICAV seraient impliquées dans le système Madoff – son adjoint a ensuite jeté le chiffre de 500 millions en pâture à la presse, JP Jouyet a du ramener ses chiffres à 40 millions et 0,4% des encours ensuite – Encore un expert dont il faut se méfier.
Henri Fouquereau
