La consommation des ménages est une chose, mais le commerce international en est une autre. Nous devons enregistrer quelques données : les marchés des pays développés étant saturés, c’est vers le marché mondial que nos entreprises se sont tournées : Or le marché mondial, chute de 10%, (pour l’instant) chute qui ne fait que commencer pour les raisons suivantes :
- Le monde est coupé en trois : Les pays développés : Amérique de Nord avec les Pays de l’Europe Occidentale et le Japon, ensuite, quelques parcelles de pays émergents : les BRIC et quelques autres, et enfin, ce que chacun semble avoir oublié la majeure partie des économistes, les pays très pauvres, les plus peuplés, qui représentent 4 milliards d’habitants donc chacun vit avec moins de 1,5 dollars par jour.
Le plus grave de la crise a fait, dans l’indifférence la plus totale, que 200 millions de personnes viennent de basculer vers le monde de la pauvreté. Un mouvement de bascule extrêmement rapide, que personne n’avait prévu aussi large et dont les experts ne peuvent estimer jusqu’où il ira.
Or, en dehors du problème humain, ce sont 10% de consommateurs potentiels qui disparaissent , d’où la contraction du commerce mondial de 10% et les riches, même s’ils sont de plus en plus riches ne peuvent consommer à la place de 200 millions de personnes. Il faut donc mettre un terme à cette descente aux enfers, seulement voilà :
- Le G20, ne décidera de rien, qui ne peut décider de rien, donc qui ne sert à rien pour l’instant, ne pourra que constater une partie de l’ampleur du désastre, mais ne le dira pas. Pourquoi, parce que les Pays participants (les 20 plus riches de la Planète) sont responsables de n’avoir rien vu venir, et je peux affirmer aujourd’hui qu’ils sont devenus de responsables, irresponsables, aucun d’eux n’ayant compris le phénomène et l’ampleur de la crise - S’ils sont la tête des pays, ils sont loin d’en être le cerveau. LA CRISE PROVIENT DU FAIT D’AVOIR VÉCU AVEC UNE ÉCONOMIE MONDIALE SANS AUCUN GARDE FOU. Nos irresponsables n’ont pas encore compris que l’unité fondamentale de la vie était l’État-nation, qu’une loi internationale ou que des institutions internationales ne pouvaient rien face à au premier vent mauvais. L’INTÉGRISME, c’est à dire la non évolution de la réflexion à cause d’un dogme, DES MARCHES, devenu depuis Madame Thatcher et ensuite Regan, une vraie religion, a fait du capitalisme mondial, ce qu’il est devenu, : TOTALEMENT OPPOSE AUX INTÉRÊTS RÉELS DE L’HUMANITÉ QUELQUES-UNS VIVENT DANS UN RÊVE.
Nos responsables n’ont pas encore compris que la croissance économique devait être intimement liée à la croissance de l’Être humain ; 4 milliards d’Êtres humains, sur un monde de 6 milliards, ne consomment pas ou prou, donnons leurs les moyens de consommer, aussitôt, une VRAIE CROISSANCE naîtra, durable et bénéfique pour tous, nous supprimons en même temps, les problèmes liés à l’immigration, ainsi le monde pourra s’apaiser.
Nos artistes, les Chefs de NOS États, veulent quelques pistes ? et bien en voilà quelques unes : Suppression de TOUS les paradis fiscaux (dont les 2 Etats des USA qui se sont transformés chacun en Paradis fiscal, et dans lequel des sociétés françaises, par ex, ont installé leur siège social. Mais ils ne l’envisageront pas.
Fiscaler partout, les rendements excessifs : la croissance des rendements devrait être égale à la croissance dans chacun des pays - Toute bulle en formation doit être fiscalisée. Ceci afin de réorienter l’investissement vers l’économie réelle, qui est rappelons le pour mémoire, d’un montant de 60 000 milliards de dollars, alors que l’économie virtuelle était d’un montant 22 000 fois supérieur c’est à dire de 1.320 000 000 milliards de dollars. Imposés à 10% on ne saurait même plus quoi faire de cet argent- Mais qu’ils ne commettent pas d’erreur, il s’agit uniquement d’organiser la spéculation ; un taux de spéculation est nécessaire, car l’économie est élastique : mais 22 000 fois c’est NON.
En dehors de nos vœux pieux, qui ne servent qu’à mettre en lumière ce que nos dirigeants laissent intentionnellement dans l’ombre. Nous avons à émettre des propositions pour la France : L’économie, ce n’est surtout pas laisser faire n’importe quoi, elle est là uniquement pour répondre aux besoins de la nation. Il faut donc les détecter afin de les connaître : et cela seul un PLAN lancé dans des prospectives peut résoudre convenablement ce problème, ensuite ce sont aux dirigeants des entreprises de satisfaire les besoins décelés. C’est effectivement un retour à l’État, mais c’est la seule solution ; le mondialisme c’est bien, sauf que lorsqu’un pays tousse ; tous les autres attrapent la grippe.
Autre exemple de la nécessité d’un État protecteur, la Chine va se sortir de la crise parce que sa monnaie n’est pas convertible avec une autre, elle ne risque donc pas la contagion.
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Frorum Pour la France
