Notre rôle n’est pas d’être le devin de service mais d’étudier toutes les hypothèse - Dans quel état se trouve la France, peut-elle envisager sérieusement ce divorce :
- Il est sûr que la France supporte mal un euro aussi cher - 1,euro386/1dollar -Comment résister honnètement aux dévaluations des monnaies, aux dévaluations salariales. Facile de clamer haut et fort que l’euro cher n’est qu’un prétexte lorsqu’on délocalise, comme le fait l’Allemagne une partie de sa production dans les PECOS.
Première nécessité : rétablir notre commerce extérieur qui présentait en 2006, un déficit de 29, 2 milliards d’euros. Depuis une vingtaine d’années nous ne cessons de perdre des parts de marché. Nous représentions dans les années 1990, 6,5% des importations de nos principaux partenaires, nous sommes descendus à 4,6% (source crédit agricole).
Or l’euro n’est pas responsable de tout notre plus gros déficit provient de notre commerce avec nos partenaires de la zone euro. Déficit total =1,6% de notre PIB - avec zone euro = 2,15% alors lorsque nous savons que nous achetons gaz, pétrole, matières premières, hors de la zone euro, imaginons ce que nous perdons avec l’U.E.
Bien évidemment notre principal partenaire : l’Allemagne réalise un éxcédent de 2,5% dans la zone euro et 7% au total. La France n’a pas étudié les bons produits et surtout les bons marchés. Il faut aller là ou se trouve ou la croissance ou les moyens de paiement. Nous exportons vers la zone euro, là ou la croissance est la plus faible.
Pour ne pas perdre trop de parts de marché, nos entreprises ont du consentir des baisses de prix, si bien que nos entreprises sont moins rentables que celles de nos concurrents : (61% de la moyenne des sociétés Allemandes et anglaises).
Nos entreprises capables d’exporter 4% contre 11% des entreprises en Allemage. Nos PME sont inexistantes sur le marché mondial, problème de taille. Une politique industrielle et commerciale est donc à remettre en marche.
En ce qui concerne l’Etat, nos finances publiques ne donnent pas satisfaction.
Endettement 63, 9% du PIB - coût 39 millards d’euros/an (zone euro moyenne 69% du PIB) mais U.E 61,7%).
Jusqu’à présent les taux auxquels nous empruntions permettaient quelques folies, (4,2% de moyenne pour des emprunts à 10 ans) mais les taux ont tendance à remonter et la dévaluation est pratiquement inexistante, nous allons donc nous trouver dans l’obligation de rembourser nos dettes.
Nous devons considérer que si la France trouve facilement à emprunter c’est parce que l’euro donne confiance aux préteurs - il pourrait en être autrement si la France quittait la zone euro, et le pétrole coûterait 30 à 40% plus cher - ainsi que le gaz et les matières premières que nous payons en dollars.
En 2007, la France va devoir emprunter 97 milliards d’euros pour règler les dettes arrivées à échéance et le déficit public.
En 2007, l’assurance maladie est de moins en moins capable de rembourser les soins.
La situation de la branche vieillesse devient extrèmement préoccupante, (5 milliards de déficit) ce que nous ne cessons de dénoncer.
Il est temps de retrouver des commandes à l’étranger, sans nous préoccuper de la réaction des autres -Les Anglais construisent deux porte-avions pour leur marine - La France, avec Thalés, va assurer 16% du contrat.
Signalons que pour l’affaire du Porte-avions français la décision définitive sera prise en automne (construction et mode de propulsion) le FPF va continuer à passer son dossier en faveur de la propulsion nucléaire, à laquelle rappelons le, le Président de la commission "défense nationale" à l’Assemblée, Monsieur G.Tessier, est trés attaché.
Il est grand temps de sauver nos entreprises nationales, chacun peut comprendre que nous ne pouvons continuer à perdre des parts de marché, nous laisser envahir par les productions des autres et continuer à être généreux avec tout le monde. Avant d’entreprendre quoi que ce soit, la France doit relever plusieurs défis pour contrer l’énorme choc du mondialisme : Le vieillissement de notre population qui va modifier la composition de la nation - Que nous le voulions ou non la France, moins de les autres pays de l’Europe, mais quand même, va se trouver dans l’obligation de faire appel à une immigration massive pour faire tourner son moteur économique. (Bulletin mensuel de l’INED -le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants va diminuer et, à mesure que disparaîtront les générations baby boum le nombre des décés va augmenter.
Premiers pays touchés - Espagne - Italie - Allemagne. la population immigrée augmente en France (7,4% de la population en 1990 à 8,1% en 2004-2005).
Le FPF a depuis longtemps proposé des solutions dont le salaire parental à vie pour les femmes qui le veulent à compter du 3ème enfant.
Les conflits s’accèlèrent entre la France et l’Allemagne, Indépendance de la BCE - Déficit du budget français - La concurrence libre et non faussée - Alstom - chantiers navals - certaines fusions - EADS - les privatisations - la demarche en cavalier seul du Président français.
Au moment ou règne le chaos international sur le plan de la finance et de l’économie, une nouvelle guerre froide se met en place - des pays et non des moindres se sentent pris au piège par un encerclement américain qui nous pensions d’un autre temps - Des réactions se font déjà sentir - La France devra observer une stricte neutralité, comme sous le temps ou le Général de Gaulle était à l’Elysée.
Ce sera à n’en point douter une position difficile, quid de l’OTAN ? du pacte Atlantique, de l’UE et de son haut conseiller aux affaires étrangères - Nous avons donc bien des motifs pour nous préparer à rester seuls en vue de la construction d’une autre voie, qui passe pas un non alignement sur l’un des blocs entrain de se constituer, c’est pour cette raison que les dernières commandes sont un point de départ.
Henri Fouquereau
Secrétaire Général du Forum pour la France
