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Comment la France a perdu des milliers d’emplois par la faute des gouvernements successifs depuis 30 ans, une analyse pertinente par le Général Pierre Marie Gallois.
En cinq ans le gouvernement Jospin (1997 - 2002) a largement ouvert au « privé » le capital des entreprises qui relevaient de l’Etat. La démagogie électorale permanente de la Vème République dévoyée implique l’appauvrissement et l’affaiblissement de l’Etat. Les médias ont endoctriné l’opinion afin qu’elle s’élève contre « trop d’Etat ». Paradoxalement, alors que les Français veulent « moins d’Etat, ils ne lui ont jamais demandé de leur répartir autant de ressources et de les assister dans toutes les activités, de la crèche à la maison de retraite.



Douée esthétiquement et intellectuellement, madame Royal se révèle une piètre ménagère car elle ne sait pas balayer devant sa porte, selon une expression populaire tout à fait significative.
Avec ses acolytes, Le Guen, Richard, Rocard, elle s’en prend avec véhémence à la « gestion scandaleuse depuis cinq ans du dossier EADS/AIRBUS ». Elle-même et ces personnalités ont la mémoire courte lorsque cela les arrange (d’autant que l’électeur a encore une plus grand faculté d’oubli).

« L’exécution de Saddam Hussein est une faute politique majeure, a écrit avec raison, Robert Badinter… cette exécution précipitée a prévenu une condamnation pour les crimes majeurs contre l’humanité ».
En réalité, c’est plutôt un tour de passe-passe qui relève de la haute politique internationale dans la mesure où il escamote les responsabilités occidentales dans bien des comportements reprochés à Saddam Hussein.
A cet égard, la parodie de ce procès a été conduite intelligemment : ne juger le personnage que sur le massacre de quelque 150 villageois à la suite d’un attentat manqué dont Saddam Hussein devait être la cible, affaire strictement irako-irakienne permettant d’écarter toutes les interventions étrangères du passé à commencer par celles de la puissance occupante.

Essayer de comprendre n’est ni justifier, ni disculper, encore moins excuser les violences exercées par les extrémistes de l’Islam, de la destruction des biens d’équipements aux attentats terroristes à la bombe. Mais c’est, afin de s’en défendre chercher à définir jusqu’aux origines de cet antagonisme radical dont sont victimes les non musulmans.
En dépit des dénégations officielles, des liens unissent les émeutes dont les banlieues parisiennes ont été les théâtres aux manifestations de colère populaire déclenchées par la publication des caricatures du Prophète. Ces événements, ceux de novembre dernier comme ceux du mois de février suivant, participent de l’affrontement de deux conceptions de la communauté humaine.


Le 4 janvier dernier le Monde publiait un article intitulé « Galileo, une réponse au 29 mai dans lequel le ministre des Affaires étrangères estimait que « …Ce projet, emblématique pour l’Europe et pour son autonomie dans le domaine spatial, répond à ceux qui ont douté de la capacité de l’Union européenne à déterminer son avenir ».
« Ceux qui ont douté » douteraient encore s’ils savaient quelle a été la gestion du « projet Galileo ».

Le 8 décembre 2005, sous la houlette de madame Arlette Chabot, Antenne 2 avait organisé un intéressant débat sur l’aptitude à gouverner du parti socialiste français. Y participaient, à gauche, madame Voynet, messieurs Strauss-Kahn et Besancenot ; à droite monsieur Thierry Breton.
En guise d’introduction l’entretien avait été précédé par la projection d’un court métrage évoquant les grands fondateurs du socialisme et ses principales figures contemporaines puisque l’image de François Mitterrand concluait la présentation. Une bien étrange présentation ainsi qu’on le verra par la suite.

Décembre noir ? Pourtant en France, cette fin d’année a été presque partout, fêtée par les illuminations de la fée électricité. Festoyer dans la lumière artificielle était-ce le moyen de dissiper l’ombre épaisse du déclin et apaiser ainsi la sourde angoisse qu’il provoque ? Ou bien faire la fête serait une agréable compensation au mois de repentirs que le pouvoir imposait aux Français.
Les Institutions de la Vème République sont telles qu’elles incitent à la campagne permanente des politiques. En l’occurrence près de deux ans avant la grande messe électorale de 2007, il s’agit, par tous les procédés, de racoler le maximum de voix. Celles des nouveaux arrivants, détenteurs du droit de vote et celles des enfants nés en France et devenus électeurs obtenues au prix de solennels reniements.

Cinquante années d’illusions et de coûteuses erreurs. Mortel pour la France, le virus Jean Monnet a accompli son entreprise de démolition.
L’utopie européenne a conduit récemment des hommes politiques français à tromper l’électeur en ayant recours à des expressions dépourvues de toute signification institutionnelle : une fédération d’Etats-Nations, une confédération d’Etats-Nations, formules politiques qui n’ont jamais existé nulle part dans le monde et qui ne sont que des vues de l’esprit.
La France n’a d’autre choix qu’entre l’Etat-Nation (et l’Europe d’hier) et l’Europe Etat fédéral, à l’instar des Etats-Unis, où la France deviendrait une simple division administrative.




Au cours du dernier demi siècle, loin derrière les Etats-Unis, mais comme eux, à ses dépens, la France a contribué au désordre mondial dont nous sommes, aujourd’hui, les témoins. Les Etats-Unis en usant de la force des armes, la France par les attraits de ses réalisations nucléaires.
Tout naturellement, Paris, comme Washington, s’est soucié de son ravitaillement en énergies fossiles, ingrédients majeurs du développement économique. Fort habilement, la France a cherché à échanger ses compétences en ce qui concerne l’énergie atomique contre l’appropriation des énergies fossiles, énergies dont elle est dépourvue.
Unique superpuissance les Etats-Unis ne pouvaient s’accommoder d’une dépendance de l’extérieur pour un ravitaillement indispensable au maintien de leur rang au sommet de la hiérarchie des nations. Le contrôle des sources d’énergies (nucléaires ou fossiles) et aussi des conditions de leur acheminement participent également à la pérennisation de la suprématie américaine.

Au début des années 90, les Etats-Unis avaient proposé à la communauté internationale, et plus particulièrement aux gouvernements des Etats capables de maîtriser l’ensemble du cycle nucléaire, de signer le traité d’interdiction complète des expérimentations (atomiques), l’objectif étant de freiner, puis de stopper la prolifération de cet armement. Aussitôt installé à l’Elysée, Jacques Chirac décida de signer ce traité. La France le ratifiera en 1998. Cette adhésion de la France signifiait, pour elle, l’arrêt de ses expérimentations atomiques, la fermeture du Centre d’essai du Pacifique, une certaine dispersion de ses équipes scientifiques qui y travaillaient.
Par pure démagogie, la France s’était fourvoyée car le Congrès des Etats-Unis refusa de ratifier ce traité si bien qu’il n’a pas force de loi internationale.

En 1954, les hommes les plus puissants de la planète se rencontraient pour la première fois sous les auspices de la couronne royale néerlandaise et de la famille Rockefeller dans le luxueux Hôtel Bilderberg de la petite ville hollandaise d’Oosterbeck. Pendant tout un week-end, ils discutèrent de l’avenir du monde. Lorsque cela fut terminé, ils décidèrent de se rencontrer une fois par an pour échanger des idées et analyser les affaires internationales. Ils se sont baptisés le Club de Bilderberg. Depuis lors, ils se sont réunis tous les ans dans un hôtel luxueux quelque part dans le monde pour décider du futur de l’humanité.
En plus de cinquante ans de rencontres rassemblant puissance et argent sans précédent au même endroit et en même temps, jamais aucune information n’a filtré quant aux sujets débattus lors des rencontres du Club de Bilderberg. Le Bilderberg, l’une des organisations secrètes la plus puissante du monde est gérée à partir d’un bureau de 18m², où il y a un seul employé, utilisant une seule ligne téléphonique et un seul numéro de fax. Il n’y a pas de site web et pas de plaque en laiton sur la porte. La presse indépendante n’a jamais eu la permission d’y pénétrer et aucune déclaration n’a jamais été publiée sur les conclusions des participants, ni aucun ordre du jour d’une rencontre de Bilderberg n’a été rendu public. Comment, cela peut-il être possible lorsque la liste des membres d’élite du Bilderberg comprend tous les individus les plus puissants qui dirigent le monde ?



Deux événements relativement récents sont en passe de modifier jusqu’aux fondements de l’économie mondiale. S’ils sont d’ordre conjoncturel et si, dans quelques décennies, ils feront place à d’autres mutations, ils n’en n’auront pas moins marqué durablement l’état des affaires économiques et sociales du monde. Donc les stratégies et les politiques nationales et internationales.
Les origines de ces deux événements sont très différentes. Il s’agit, d’une part des sommes considérables amassées ces dernières années par les pays abondamment pourvus en énergies fossiles, pétrole et gaz naturel, et d’autre part, des ressources financières tout aussi importantes fournies par le travail -peu rémunéré- des pays dits émergents, essentiellement les deux Etats milliardaires en vies humaines.

Tel qu’il est aujourd’hui partagé, l’atome militarisé interdit l’expression violente des intérêts nationaux. Aussi ceux-ci sont-ils protégés, ou défendus, par la politique, la manœuvre diplomatique et économique, l’exploitation des passions confessionnelles, voire, à l’extrême par le terrorisme.
A l’ombre imposante que l’atome répand sur la planète, toutes sortes d’autres moyens de coercition sont explorés ou expérimentés sans pour autant que les populations en aient connaissance.
L’actualité internationale, telle qu’elle est vécue par l’opinion, vient de mettre en évidence au moins trois événements illustrant les tensions nouvelles générées par l’intérêt national :



L’Agence spatiale des Etats-Unis, la NASA, vient d’annoncer le début de la réalisation d’un ambitieux projet : installer une base internationale sur l’un des pôles de la Lune, en 2024, quatre ans après le retour des astronautes sur la « blanche Séléné », en 2020.
A la différence des explorations américaines des années 60 (vols Apollo) la coopération internationale est recherchée. Au lieu d’ « aluner » au centre de la Lune, c’est au pôle sud, éclairé en quasi permanence par le soleil, que devrait être aménagée la station permanente.


Au moment où en Vème République déliquescente les Français sont, à nouveau, plongés dans le malheur, il est utile de leur rappeler la part qu’ils prirent en IIIème République défaillante, à compromettre eux-mêmes, leur destin.
A cet égard, fort opportunément, Jacques Bourdu pose une question qui s’avère décisive par les réponses qu’elle suscite car celles-ci évoquent les conditions de la survie nationale. Pour l’auteur de ce texte passionnant l’armistice de 1940 a bien été une faute tragique puisqu’il a renoncé à la forme interrogative. Au débat, il apporte une solide argumentation qui devrait dissiper toute perplexité. Mais on ne saura jamais ce qui se serait passé si, dès juin 40, les Français avaient « pris le maquis ».

Lors de notre dernier entretien sur les ondes de Radio-Courtoisie, le 21 novembre dernier, la présentation du très intéressant livre de Jacques Bourdu a été l’objet d’une controverse. La brièveté du temps d’antenne qui m’était imparti n’a pas permis d’éclairer le débat et, encore moins de le conclure. L’occasion m’est donnée, aujourd’hui, d’apporter au moins un témoignage puisque j’ai vécu cette triste période, non seulement en spectateur mais en minuscule acteur, ballotté par la tempête qui ravageait mon pays.
Jusqu’au début des années 30, la France n’avait pas affiché les symptômes du mal dont elle souffrait : la perte de près de 1,5 million des siens, cinq millions de victimes, blessés, traumatisés à vie, le nord-est du pays détruit. Et quelles pertes humaines, celles de générations pleines d’ardeurs prêtes au sacrifice pour servir la cause nationale !

Une journée de novembre 2007, par exemple le mercredi 7, caractérise le trimestre, lequel témoigne d’une année d’éveil aux conséquences de la marche vers l’appauvrissement des « riches » et de l’enrichissement des « pauvres ». Ou encore, avec la mondialisation des échanges, de l’application aux économies mondiales du principe des vases communicants.
Ce mercredi là, les média annoncèrent à la fois l’euro à 1,47 dollar et la baisse de la monnaie américaine, le Dow Jones perdant 2,5 % , l’or grimpant à 848 dollars l’once et le baril de pétrole à 96,37 dollars tandis que la Chine, devenue la principale usine du monde, détenant 1430 milliards de réserve de change – la majorité en dollars – spéculait à la baisse en déclarant qu’il lui fallait désormais s’approvisionner en monnaies fortes pour compenser la dépréciation des monnaies faibles (en l’occurrence, le dollar).


Après avoir perdu plus de 60.000 hommes au Vietnam, les Etats-Unis retirèrent hâtivement leurs troupes. Les images télévisées des combats avaient traumatisé la population et incité Washington à s’en tenir, désormais, dans de futures guerres, au concept dit « zéro pertes », du moins du côté des Etats-Unis. Au Vietnam, ils avaient lutté contre une idéologie politique jugée maléfique et dangereuse, le marxisme-léninisme et, champions du droit, c’est à de pareils combats qu’ils se préparaient.
Or, ce sont quatre guerres pour l’énergie que les Etats-Unis mènent depuis quinze ans et, pour la dernière en date, ils ont renoncé au « zéro pertes ».

C’est dans le cadre d’une situation du monde bien différente de celles dont l’HISTOIRE nous laisse des traces, que nous vivons.
Amplifiée par l’évolution des techniques, la mondialisation des échanges, personnes, biens, services, exerce à la fois ses bienfaits et ses méfaits.
Certes, depuis un demi-siècle le monde, dans l’ensemble, s’est enrichi, les niveaux de vie ont été améliorés, de vastes portions de l’humanité sont sorties de la misère. Mais les bénéfices moraux et matériels de cette frénésie de travail, de production, et de consommation, sont de plus en plus inégalement répartis. La grande majorité n’en a profité que marginalement, tandis qu’une minorité a accumulé d’énormes profits.

Réflexions sur les textes de l’amiral Gaucherand, du Général Derenne et de la présidence du Büso, diffusés par M. Henri Fouquereau. (voir les textes)
La question du recours à la force – du moins pour la France qui ne peut être l’objet que de toutes nos préoccupations – devrait être étudié dans le cadre du monde tel qu’il se présente à nous pour au moins le prochain siècle. Il est, semble-t-il caractérisé par les données suivantes :

En ce milieu de l’année 2005 c’est l’Iran qui suscite la grande interrogation internationale et provoque d’abondants commentaires. L’Iran et sa politique énergétique mettent l’Occident à l’épreuve. Plus d’un demi siècle de ses certitudes sécuritaires sont mises en question.
Le 11 août, après deux jours de délibérations, pressés par Washington, les 35 membres du directoire administrant l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (ou IAEA selon le sigle anglo-saxon) avaient adopté une résolution incitant l’Iran à suspendre toute activité d’enrichissement (de l’uranium). Au sein de l’AIEA, la majorité requise est de 18 voix. Or, au nombre des 35 membres siègent 14 représentants des « pays non alignés », d’où les débats et la relative modération de la résolution finalement adoptée.

Commémorer le 60ème anniversaire d’Hiroshima a été l’occasion de surenchérir sur le conformisme de bon aloi en poursuivant et en amplifiant la campagne de désinformation quant aux conditions dans lesquelles le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki avait mis un terme à six ans de guerre mondiale, d’extermination et, ensuite, dans de nombreuses circonstances, imposé le renoncement à la guerre.
Philosophe et historien des sciences, selon la brève présentation qu’en fait le Journal du Dimanche, M. Michel Serres, certainement un esprit éminent, n’a pas manqué de donner dans le politiquement conforme. « Doit-on parler de crime contre l’humanité ? lui demande Anne-Laure Barret à laquelle le philosophe a accordé un entretien. « Bien sûr », répond-il.
Les évènements qui se sont déroulés dans le monde aussitôt avant, et ensuite, depuis Hiroshima, auraient dû inspirer tout autrement cet historien des sciences.



La dislocation de l’Union soviétique a laissé aux États-Unis le champ libre pour affermir leur puissance. Depuis, générale est devenue leur prédominance, que ce soit dans le domaine de l’économie, de la finance, de la science, des forces armées et même du rayonnement culturel. Grâce à leur maîtrise des techniques de l’information et de la communication et aussi à la simplicité et aux attraits de leurs messages, ils ont gagné une audience mondiale.
Fort légitimement, ils entendent pérenniser l’état de superpuissance unique qui est, maintenant, le leur et, cela, par l’effort continu mais aussi par le contrôle des principales ressources mondiales et si nécessaire par la force des armes.

Dans leur présentation comme dans leurs conséquences les évènements que nous vivons quotidiennement peuvent être compris de manières différentes. A cet égard, les quelques exemples qui suivent apparaissent particulièrement significatifs :
1° Prenons, d’abord, la récente - et douloureuse - manifestation du terrorisme ciblé, individuel, avec la capture de Florence Aubenas, journaliste du quotidien « Libération » et de son interprète, leur détention prolongée, la bouleversante apparition de la captive sur les écrans de la télévision et pour tout dire la cruelle incertitude sur le sort des deux prisonniers.
Existe-t-il une explication à cet enlèvement ? La France n’est pas engagée, militairement, en Irak, journal de gauche traditionnellement opposé à la guerre, « Libération » l’a été à celles qui ont si profondément meurtri l’Irak et son peuple. Alors pourquoi la France ? Pourquoi « Libération » ?
Même sommaire, l’examen de la chronologie des négociations relatives à d’éventuelles participations financières au capital du quotidien en difficultés pourrait fournir une réponse à ces questions.

« La démocratie est l’égalité, c’est-à-dire la participation à droit égal, à titre égal, à la délibération des lois et au gouvernement de la nation. Par quel procédé les citoyens participent-ils tous, à titre égal, au gouvernement et aux lois ? Par le suffrage universel. Le suffrage universel est donc la démocratie elle-même ».
Lamartine l’affirmait. Cent cinquante ans plus tard si le suffrage universel est encore la démocratie, la voici, la démocratie, mal en point. Après bien d’autres – similaires – les évènements récents montrent que le suffrage universel n’est qu’un artifice… et la démocratie un objectif, plus qu’une réalité.

Il existe une question turque comme, longtemps, se posa la « question d’Orient ». Une affaire euro-française, du moins en ce qui nous concerne ici. Loin d’être résolue, elle est, cependant, déjà riche d’enseignements.
L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne a mis en évidence les procédés délictueux – eu égard à la pratique de la démocratie – utilisés depuis un demi siècle pour transformer une expression géographique, elle-même arbitrairement attribuée, en une entité politique qui n’est que bien relativement motivée.

La crise géorgienne s’inscrit dans la grande confrontation qui succède à près d’un siècle d’antagonisme entre les tenants de l’économie planifiée et les bénéficiaires de l’économie de marché. Mais les séquelles de ce passé belliqueux marquent encore l’état des affaires mondiales.
A plusieurs reprises, le rédacteur de ces lignes avait souligné les graves conséquences de cette opposition entre les puissances libérales, depuis longtemps industrialisées, socialement évoluées, jouissant d’une certaine prospérité et rémunérant convenablement le travail de leurs ressortissants et les nations au développement industriel retardé, au niveau de vie inférieur mais disposant d’un énorme potentiel de travail à bon compte par de bas salaires.


Les publications d’Alain Minc ne laissent pas indifférent. Sa perception de la réalité est souvent assez particulière dans la mesure où abondent les paradoxes, donnant ainsi un attrait nouveau à de vieilles évidences qui ne prêtent pas à remise en question.
En raison de l’audience de notre auteur il n’est pas sans intérêt d’entretenir la controverse à laquelle, d’ailleurs, généreusement, il invite le lecteur.
C’est l’objet des pages qui suivent. Elles sont inspirées par la lecture d’un ouvrage au titre prometteur (Ce Monde qui vient, publié en 2004) et un extrait d’un livre récent : Une Histoire de France.
Afin de faciliter la lecture de cette sorte de recension, les textes de l’auteur sont imprimés en italique, ceux du critique en caractères courants.

Ils étaient 43 chefs d’Etat ou de gouvernement à se rendre à Pékin les 24 et 25 octobre 2008. Au sommet, les conférents de la rencontre Asie-Europe souhaitaient, par la palabre, porter remède à la tourmente financière si bien que, cette année, la Chine entre en majesté dans l’équation économique mondiale. Et à juste titre ne serait-ce qu’en raison du gigantesque potentiel de production qu’elle détient.
C’est sans doute goguenards que les dirigeants chinois ont accueilli au moins quatre visiteurs : les représentants respectifs de l’Allemagne, de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Union européenne. Les trois nations européennes, jadis, s’ouvrirent à coups de canon le marché chinois imposant à Pékin la signature d’humiliants traités. Un siècle et demi plus tard, voici que les représentants des mêmes puissances viennent solliciter la Chine afin qu’elle se porte au secours des économies occidentales en perdition, et que José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, … « espère que la Chine pourra apporter une importante contribution à la solution de la crise financière », tandis que les visiteurs européens font assaut d’amabilité envers leurs hôtes.

Entretien vidéo :

Surprenante décision : le second porte-avions français ne sera pas, comme le Charles De Gaulle, à propulsion nucléaire mais à propulsion classique. La France avait l’occasion d’être, en Europe, la seule puissance disposant de deux porte-avions nucléaires, le président de la République a préféré l’aligner derrière la Grande-Bretagne en s’en tenant aux techniques de propulsion du passé.
Dans le cadre de la loi de programmation militaire 2003/2008, au cours de l’été 2002, le gouvernent avait annoncé l’étude et la réalisation d’un porte-avions qui entrerait en service vers le milieu des années 2010, la Vème République conduisant ses programmes d’armement avec une sage mais bien coûteuse lenteur. La définition du futur bâtiment donna lieu à une longue controverse, en particulier en ce qui concerne le choix du système propulsion. Et aussi en ce qui a trait au maître d’œuvre du projet.