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| Forum pour la France |
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A tout observateur prenant le recul de l’Histoire, la dislocation de la Belgique apparaît inéluctable. Non pas que cette perspective doive effrayer ni chagriner les Français, au contraire, mais il convient de se préparer à l’événement en prenant quelques précautions.
Il n’est pas non plus besoin de croire à une volonté extérieure consciente de dissocier le pays, dans un contexte difficilement maîtrisable où les conflits locaux menacent à tout moment de dégénérer de manière imprévisible.
Nous ne reprendrons pas ici l’exposé, que nous avons fait dans d’autres articles, du caractère artificiel de cet objet politique qu’est la Belgique, qui n’est pas une Nation, mais une machination, créée à l’initiative de l’Angleterre, mais qui est un Etat, même si, de l’aveu même du Conseil de l’Europe, il ne respecte pas, sous certains aspects essentiels, les droits de l’Homme les plus élémentaires (non-nomination de bourgmestres élus, irrégularités électorales, etc …).
Il convient tout d’abord de remarquer que la France, après Waterloo, a joué le jeu imposé par d’autres, laissant même – à quel prix ! - l’initiative militaire à l’Allemagne, campant sur une frontière rendue à dessein indéfendable, puis acquiesçant à divers regroupements « européens », à commencer par le « Benelux ».


Sur les cartes qui montrent la répartition des langues en "Belgique", on trouve souvent exagérée la distance entre l’agglomération officielle de Bruxelles (les 19 communes) et la Wallonie, ce qui semble ainsi légitimer à l’avance une solution de type "district européen" (qui dans les faits aboutirait d’une part à dénier toute représentation démocratique aux Bruxellois, et d’autre part accélèrerait l’anglicisation de la ville…)
Or l’enjeu est bien celui du devenir d’une des grandes agglomérations francophones du monde.
Et entre la région actuelle de Bruxelles et la commune wallonne la plus proche (Waterloo), la distance la plus faible n’est que de … 800 mètres !
Si l’on ajoute les 6 communes dites "à facilités" (majoritairement francophones), Bruxelles touche la Wallonie par Rhodes-Saint-Genèse et la forêt de Soignes.

Il est indiscutable que l’objectif de l’entreprise idéologique qui se cache sous le nom d’Europe est de détruire les nations.
Et chacun d’en relever ici ou là les symptômes, qui abondent.
Cependant, à l’observateur muni d’un peu de culture historique, il apparaît essentiel de ne point se tromper de diagnostic sur une question aussi apparemment triviale qu’en réalité mal connue : le problème "belge".
Une curieuse malédiction semble toucher une région dont les frontières apparaissent parsemées d’écriteaux "Interdit de penser"…
Existerait-il donc, à 300 km de Paris, une tribu gauloise folklorique dont l’unique occupation serait de s’empoigner, de se bagarrer pour un oui, pour un non, sous le regard diversement amusé ou consterné de ses voisins ?
Peuplé de personnages truculents et grotesques, ce pays ne serait que prétexte à blagues éculées, au point de rendre inaudible tout discours sérieux sur l’origine d’un divorce… qui était, en réalité, programmé dès le début…

L’accélération des évolutions politiques en Belgique requiert un intérêt fortement accru de la part de « la France ». A condition de bien préciser de quelle France il s’agit. Mais d’abord, l’attitude de notre pays doit se fonder, au-delà des faits connus, sur les mouvements des esprits à l’intérieur de l’actuel Royaume.
1) Quelles sont les attentes présentes de nos voisins du nord ? :

A.- L’histoire nous dit-elle que la Wallonie est française ? L’histoire nous dirait-elle que la Belgique n’est pas une nation ? Les dangers d’ouvrir la boîte de Pandore des guerres régionales ; Souverainisme et relations entre nations.
Le risque d’éclatement de la Belgique est une affaire très grave, qui doit être examinée avec sang-froid, justice et esprit de paix. La question est : nous Français, devons-nous encourager cet éclatement, souffler sur le feu de la discorde, et avoir des ambitions sur la partie francophone de la Belgique, c’est-à-dire sur la Wallonie ?

Que peut et doit faire la France en face de la situation actuelle de la Belgique, le point par Albert Salon.
La Question Belge
Après notre réunion d’hier après midi, présidée par M. Henri Fouquereau, il a été possible d’énoncer une série de points qui, après une nouvelle discussion à la rentrée, pourraient conduire à une position de consensus du FORUM POUR LA FRANCE, à la fois de non-ingérence et de non-indifférence.

On l’impression de plus en plus nette que les Wallons se disent "belges" par habitude, mais se sentent très peu sûrs dans leur identité, car on les a privés de nation depuis Waterloo. Et cette incertitude n’a plus rien de créatif, et les condamne à rester spectateurs d’une Histoire qui se fait sans eux.
La prise de position de Pierre Hillard appelle de ma part la mise au point suivante, qui vient en complément de mes remarques antérieures, sur l’historique de la question, l’absence de "nation belge", etc.

Argumentation en faveur de la partition.
Je connais les positions de Monsieur Pierre Hillard. Ayant lu son livre, j’ai été impressionné par son analyse et ses connaissances des tendances à l’éclatement en grandes et petites régions des Etats européens continentaux. Je ne rejoindrai pas son analyse lorsqu’il affirme ses craintes de voir contribuer la Wallonie ou Bruxelles à l’éclatement de la France. Au contraire, je pense comme vous que cette réunion serait plutôt un puissant choc psychologique permettant à une France qui doute actuellement de rebondir.

Propositions pour le devenir de la Wallonie et de Bruxelles.
Hier, lors de notre réunion du Forum pour la France, nous avons entendu avec intérêt un exposé de M. Pierre Hillard sur les progrès de la régionalisation en Europe, en résonance avec les politiques liées de l’U.E. et des Etats-Unis tendant à favoriser presque toutes les tendances à l’éclatement en grandes et petites régions des Etats européens continentaux, et d’abord du parangon d’Etat-Nation républicain qu’est la France.

Entre non-ingérence et non-indifférence.
La Belgique connaît depuis plusieurs mois une montée en puissance très rapide de revendications poussant au démembrement du pays. Bien entendu, il n’est pas possible de donner une date à cet événement. En revanche, au vu des éléments qui secouent politiquement et économiquement la Belgique, on peut affirmer que le phénomène se produira assez rapidement. Les divergences qui opposent les communautés flamande et wallonne sont nombreuses. Sans les citer toutes, on peut relever trois phénomènes récents majeurs.