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Les producteurs de fruits ont vu baissé leurs revenus de « 53 »%.
LES « MERVEILLOSITÉS » AGROALIMENTAIRES DU FÉDÉRALISME EUROPÉEN par Thierry Theller
Les éleveurs laitiers de 54%. Les maraîchers de 34%. Les céréaliers de 51%.
Par rapport au volume du prix des agrumes, et autres produits fermiers sur les rayons des grandes surfaces, on est en droit de se poser la question de savoir comment, et par quels artifices, s’établissent les différentes marges de prix (marges imposées sous la pression de l’échange néo-libéral) entre l’achat de marchandises agrofermières, notamment sur les marchés internationaux : —dont la très discutable concurrence laisse bien souvent nombre de producteurs de biens nourriciers français sur le carreau—, et les prix pratiqués à la vente par les multinationales de l’agroalimentaire ?
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Congrès du syndicat agricole « Coordination Rurale » du 29 novembre 2005 à Valence (Drôme).
Il faut sortir l’agriculture du libre-échange mondialisé, par Pierre Leconte
Faire reconnaître l’exception agricole par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
N’étant pas un spécialiste des questions agricoles, les dirigeants de votre syndicat m’ont demandé d’intervenir lors de votre congrès en raison des livres que j’ai écrits sur les questions monétaires, du commerce international et de l’Europe. Et de ma qualité d’économiste authentiquement libéral, c’est-à-dire opposé à l’ultra-libéralisme comme à l’étatisme. Soyez assurés que c’est avec plaisir que j’interviens à titre personnel ici aujourd’hui et que je suis honoré d’être votre hôte.
A mon sens l’agriculture française est actuellement confrontée à deux problèmes majeurs :
- 1/ l’évolution du monde et de l’Union européenne vers toujours plus de libre-échange dans le cadre d’un système monétaire international fondamentalement instable de taux de change flottants.
- 2/ les réformes successives inadaptées de la Politique Agricole Commune (PAC) dans le cadre d’une Union européenne en situation de crise politico-économique de plus en plus aiguë.
Je traiterai surtout le premier de ces problèmes, sachant que les autres intervenants parleront principalement du second en proposant les moyens d’aboutir à une PAC rénovée.
Pour ce qui me concerne, je pense que le meilleur moyen de résoudre durablement les deux problèmes précités, c’est de sortir l’agriculture du libre-échange mondialisé en faisant reconnaître l’exception agricole par l’OMC, ainsi que le fondateur de votre syndicat Jacques Laigneau l’a proposé.
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